Bienvenue...

Voici ma troisième histoire.
Je publie, je poste, j'écris, j'efface, je supprime, j'édite, je garde.
Pour un jour trouver celle que je ne pourrai arrêter.

Mon histoire n'est encore annoncée nulle part.
Pour le moment, du moins.


Parce que j'ai dix-sept ans et que je m'accroche à un rêve qui semble trop loin.
Publier l'écriture, la mienne.


Les textes publiés ne sont pas révisés.
Merci de votre compréhension.


Des commentaires ? Des choses à changer ?
Je ne suis pas contre -si choses dites avec politesse- je ne veux que m'améliorer.


Mes lecteurs/lectrices ♥ - et prévenu(e)s !


Nachtfalter
D-elphine-x3

# Posté le mardi 01 septembre 2009 21:02

Modifié le samedi 05 septembre 2009 09:58

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- CHAPITRE I

Une lumière vive et plus blanche que neige me force bien malgré moi à ouvrir les yeux. Je m'attendais à me retrouver dans un chambre normale pour une adolescente de mon âge, dans un total foui mais l'endroit ou j'étais vraiment était tout le contraire de ce à quoi j'avais laissé mon imagination. Au lieu de ses murs bruns poudrés d'or se trouvait des murs sans teinte, d'un blanc bleu à rendre n'importe qui malade. Des meubles bruns foncés au contour de métal faisaient à eux seuls office de décoration, sans oublier les deux horloges on ne peut plus banales. Cet endroit me disait quelque chose. Une certitude troublée, sans doute dissumulée dans un coin de ma mémoire d'enfant, me disait qu'un endroit comme celui si ne m'était pas inconnu. Mais dire ce que cette pièce avait comme utilité était une toute autre tâche, bien plus complexe pour mon cerveau en repos. Je baissai les yeux sur mon corps, que je ne vis point. On l'avait recouvert d'une toile en tissu bleu clair, un crochet plus visible que celui des murs qui m'entouraient et tout ce que je pus appercevoir fut mes pieds, rien de plus normal. Je bougeai mes bras, dirigée par un quelconque automatisme. Je ne savais pas pourquoi je me mouvais ainsi mais je le faisais, comme ça, sans me poser de questions, du moins pas à voix haute. Mon bras droit, légérement parsemé de petites taches rousses, était retenu par un fil qui lui, était relié à une étrange machine. Je remarquai qu'un bracelet fait en toute simplicité - un simple morceau de papier tenu par un bouton de plastique blanc - m'entourait le poignet. Poignet qui était étonnament mince. Je plissai les yeux pour parvenir à lire ce qui semblait être des lettres collées les unes aux autres.

« ILY MIDLEYS »

Ily Midleys, c'était mon nom. On avait accrocher un bracelet à mon poignet pour y inscrire seulement mon nom. Par une logique qui me parvint de nulle part, je suis qu'ici, j'étais une inconnue. Sinon, on n'aurait pas écrire mon nom sur un bout de papier sans importance. Alors que je continuais mon examen personnel de ma propre personne et de l'environnement étrange qui m'entourait, un homme entra dans la pièce. Ëtre ici ne lui apportait visiblement pas le moindre plaisir. Un sourire triste pendait à ses lèvres, tout comme ses bras pendaient le long de son corps élancé. De larges cernes étaient dessinées sous ses yeux - d'un iris bleu perçant. Elles étaient tellement colorées que je crus à un maquillage. Il avait du talent les gens ici. L'homme, le jeune homme devrais-je dire puisqu'il ne dépassait pas les vingt-cinq ans, avançait en trainant les pieds, les épaules voutées vers l'avant. Il n'avait pas du tout fier allure et ne semblait pas s'en soucier. Je l'observai rapidement de la tête aux pieds pour estimer sa grandeur et m'arrêtai sur le un mètre quatre-vingt cinq. Mais n'oublions pas qu'il est penché, ce qui a bien l'air d'être son allure normal. Il s'arrêta au pied de mon lit. Mes yeux s'arrèterent non pas sur moi mais sur les barreaux qui entouraient le matelas sur lequelle j'étais allongée depuis, depuis... j'ignore combien de temps. On me retenait donc ici contre mon gré. Je ne pensai pourtant pas au fait que ce n'était pas de si peu hautes clotûres qui pouvaient m'empêcher de prendre la fuite. Je levai discrètement les yeux vers l'homme toujours fixé à mes pieds, le regard posé sur ceux-ci. Franchement, je ne le comprenais pas. Mes pieds n'avaient rien d'intéressant. Je ne dis mot, tenant à le laisser seul et tranquille dans sa comptemplation qui se voulait, faut-il croire, minutieuse. Peut-être essayait-il de mémoriseur leur aspect pour ensuite les reproduire sur une toile à peinture. C'est alors qu'il fit un mouvement. Il leva son bras droit - le même que j'avais levé quelques minutes auparavent, détails inutile mais que je tiens tout de même à préciser - pour s'ébouffier lentement les cheveux. Ses cheveux, que je n'avais pas encore examiner. Oui, je le passais sous rayons X, sous les rayons de mon regard curieux. De longs cheveux bruns foncés, non pas noirs, qui lui descendaient aux épaules, là ou débutait une barde de plusieurs semaines, voir mois. Une question me vint à l'esprit : pourquoi un homme de son âge gardait-il une barde ? Question que je gardai pour moi. Peut-être aurai l'occasion de lui en parler plus tard, Monsieur n'était pas sur le point de quitter cette pièce, pour l'instant et seulement selon mon point de vue qui, je tiens à préciser, n'a rien de certain. Il cessa son mouvement, laissant sa main en suspence dans ses cheveux mal coiffés et vint se placer à ma gauche. Il s'y agenouilla, comme s'il s'apprêtait à faire une prière. Je vis sa bouche s'ouvrir, dans un mouvement ralenti et il parla.

« Ily, je sais que tu ne m'entends pas mais... »

Suite à cette phrase, je fermai précipitement mes yeux. Cet homme ne savait donc pas que j'étais réveillée, et consciente. Je ne bougeai plus, me disant à moi-même que je jouais maintenant à la statue. Jeu d'enfant que j'ai toujours détesté d'ailleurs mais je devais tenir, que je le veuilles ou non. Ce qu'il était étrange ce jeune homme. Je décidai donc d'écouter ce qu'il avait à dire, j'en apprendrai plus sur moi. J'oubliai un moment crutial de ses paroles : mon nom, qu'il avait prononcé. J'ouvris mes oreilles et restai immobile, attentive à cet inconnu.

« Tu me manques. Tout est vide sans toi. Déjà un an que tu es dans cet état. Déjà un an, douze longs mois que tu m'as quitté. Pardonne-moi, je ne suis pas venu souvent te rendre visite mais... mais... te voir dans... cet été me faisait bien trop mal. Au début, j'espérais chaque jour que tu reviennes à toi, que tu sautes à mon cou pour me mordiller l'oreille et me dire encore une fois à quel point tu m'aimais. Les jours ont passés et rien ne s'est produit. Un an aujourd'hui que je n'ai pas entendu ta douce voix me dire Je t'aime. Un an aujourd'hui que tu n'es plus à mes côtés le matin à mon réveil. Un an que j'erre sans but. Ily, reviens-moi, je t'en supplie... »

Sans doute un fou, pensai-je lorsqu'il se décida enfin de prendre une pause dans son long discours romantique. Cette Ily n'était pas moi. Je n'étais pas sa douce, sa dulcinée à la voix mielleuse. Je n'avais point eux d'amoureux dans ma vie et me demandais même si je n'étais pas plutôt aux filles. À mon âge - que j'ignore mais tant pis - une femme normale devrait avoir déjà connu quelques copains ici et là mais pas moi. Cet homme s'était probablement trompé de chambre. Finalement, ce jeu de statue allait s'avérer plus intéressant que je le croyais. Curieuse comme j'étais, je voulais en savoir plus. Vilain défaut.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 21:46

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- CHAPITRE II


« Je n'aurais pas du... Ily, reviens-moi. J'ai changé, je ne te ferais plus vivre ça. Je n'aurais pas dû. J'ai fais de moi un pauvre idiot mais je t'aimais vraiment tu sais. Oui, malgré tout ce qui est arrivé, je t'aimais. Vraiment... Ily, je t'aime... »

Que voulait-il dire ? Mon cerveau présentement réduit à un néant quasi total voulait savoir. Et je ne pouvais pas faire durer le supplice. En y repensant, peut-être que oui. J'aimerais bien continuer cette partie de jeu de statue mais non, mon cerveau voulait trop savoir. Poussé par un instinct de curiosité primaire, mon cerveau fit ouvrir mes yeux, grands ouverts. Tellement que j'en avais mal. Douleur... Ce mot réveilla un souvenir endormi tout au fond de ma mémoire. Lequel ? Aucune idée. Allons, une chose à la fois.

« Ily... Ily, c'est toi ? »

Oui, c'était mon nom. Je ne pouvais pas me tromper, c'était imprimé sur mon bracelet de qualité moindre. Mais être Ily, celle dont il ventait les louanges depuis le début, non, ça, ce n'était pas possible...

« Oui mais... non, justement. Vous vous êtes sans doute tromper de chambre, monsieur... »

Étrangement, en prononcant cette phrase, je ressens une émotion nouvelle : la gêne. Je dois lui dire la vérité mais je ne veux pas le décevoir. Il a tellement l'air d'y tenir, à sa Ily chérie. Mais ce n'est pas moi, non, je ne connais pas cet homme. Ni ce qu'est d'être amoureuse. Le pauvre, la déception qu'il doit ressentir.

« Ily, c'est toi. Je sais que c'est toi. Je ne peux pas m'être trompé. Je sais qui tu es, tu es ma femme Ily. »

Quelqu'un, quelqu'un, cet homme me prend pour sa femme ! Comment puis-je être sa femme si j'ignore ce que c'est que d'aimer ? Sa main se leva, s'avança lentement vers moi... et toucha mes cheveux, mon front, mes joues. Il murmurait des choses, incompréhensibles pour moi. Peut-être parlait-il d'une autre langue, que sa femme, sa vraie femme devait connaître. Je reculai sur le lit le plus possible. M'éloigner de lui. Pourtant, il persistait encore à venir vers moi, à jouer avec mes cheveux. Je pris sa main d'un geste sec et la remit le plus loin possible.

« Ne... ne me touchez pas. »

L'homme me regarda, incrédule. Il n'avait plus cet étrange regard mielleux. Je n'étais pas à manger. Il savait enfin que je n'étais pas sa femme, Dieu merci.

« Mais Ily... Ily chérie... »

Il me supplia. Non, il n'avait toujours pas compris. Un jour ou l'autre, tu devras face faire à cette réalité. Oui, je sais, c'est dur mais il le faudra. Tôt ou tard, tu ne pouvais l'éviter. Il tenta à nouveau une approche. C'était le mouvement de trop. Je me retournai le plus rapidement possible pour appuyer sur un bouton à porter de main. Il devait bien être là pour quelque chose. J'esperai qu'il me sauverait des bras de cet homme.

« Monsieur, reculez... Je ne suis pas la bonne personne, croyez-moi. »

Ses yeux, déjà bien grands ouverts s'engrandirent encore plus pour se refermer immédiatement, remplis de larmes. C'est à cet instant même qu'une visite imprévue entra dans la place. Une grande femme, jolie, voir mignonne, je dois l'avouer. Cheveux longs, blonds attachés en une jolie queue de cheval et cet habit blanc. De la tête aux pieds, blanc. Blanc, blanc, blanc. Même ses chaussures l'étaient. Elle leva la tête et s'adressa à mon supposé époux.

« Monsieur Midleys, vous m'avez appeler ? » demanda-t-elle sagement.

Midleys, Midleys... cet homme était donc vraiment mon époux ? Pourquoi n'avais aucun souvenir de lui ? Et puis non, ce n'est pas possible ! Lui et moi ne devons sans doute pas être les seuls Midleys sur cette Terre. Pars, vas retrouver ta femme et ne reviens plus.

« Non, Julie, c'est... Ily, elle s'est reveillée. »

L'infirmière me regardait, figée. J'aurais pu me lever, la pousser et je suis sure qu'elle n'aurait pas bougé d'un poil. On dirait qu'elle venait de voir une apparition divine. Bien sûr que je suis réveillée, après une nuit tout le monde se réveille, non? Que qu'à les voir agir, je pouvais facilement croire à un monde d'extraterrestres. Un homme qui m'est inconnu qui me prend pour sa femme et une infirmière, une professionnelle qui est surprise de voir une personne réveillée après une sieste -ou une nuit, peu importe. Le temps, une notion que j'avais perdue. Tout comme celle de mon passé, si j'osais me fier aux dires de cet homme fou. Une chose était certaine, celle que je n'étais bel et bien vivante. Comment le savoir? Mon ventre crie famine depuis un moment déjà -c'est mon impression- et ma gorge souffre le martyr comme un homme au milieu du désert.

« Pardon.... Madame? Je pourrais... avoir à manger... et un verre d'eau? »

Son regard se détacha de moi un instant. Elle redescendait sur Terre? Peut-être bien.

« Oui, oui bien sûr! s'empressa-t-elle de répondre, monsieur, je peux vous laisser seule avec madame? »

L'étranger -qui était toujours dans ce lieu que je nommais à présent ma chambre- approuva d'un signe de tête, saluant le départ précipité de l'infirmier. Eux, semblaient perdus mais ne l'étaient sans doute pas plus que moi. Qu'auraient-ils fait à ma place? Comment auraient-ils réagit?
Et me voilà de retour à la case départ, avec cet homme qui se dit mon mari. Peut-être suis-je dans un hôpital de fous ou même les employés n'ont ceux résister à l'appel enhivrant de la folie? Et si oui, qui étais-je? Pourquoi étais-je ici alors que je semble être la seule personne lucide?
L'homme s'approcha à nouveau de moi et pose sa -douce- main sur la mienne. Mon poing se crispa aussitôt. Sa seule réaction, à lui, fut de me caresser la main à l'aide de son index. Il se pencha, bien qu'assise, j'étais plus haute que lui.

« Chérie, tu ne me reconnais pas? »

Je soupirai. Il était déterminé à m'avoir pour lui seul, cet homme. Aussi bien embarquer dans son jeu. Je souris. Peut-être ce jeu s'avérera-t-il aussi plaisant que celui de la statue?

« Pardonne-moi... chéri... mais non, pas du tout même. »

Tout lueur d'espoir s'éteint de son visage. Parce que oui, il espérait encore que soudainement, je lui avoue mon amour profond pour lui. Déceptions, il allait essuyé. Il ne faut pas s'attendre à plus avec moi.

« Ni de nos fiançailles? Ce jour était pourtant si important à tes yeux... Dis-moi que tu n'as pas oublié... »

Une fois de plus, je dus le décevoir. Combien de fois allais-je le décevoir en une journée? Cinq? Dix? Ou plus encore?

« Non plus... Tu peux... m'aider à me souvenir? demandai-je timidement. »

Un sourire se tarça sur son visage. Je dois le dire -secrètement à moi-même- que cela lui donnait un certain charme, qui ne me déplaisait pas. Attirance physique seulement, rajouterais-je pour moi-même.

Il caressa mon visage, mouvant les mèches blondes-rousses qui dissimulaient mes yeux et se lança dans un interminable récit, dont j'étais l'héroine, avec lui. Heureusement pour moi, c'était captivant comme histoire.


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Ne vous en faites pas, le récit de Monsieur Midleys arrive.
Vous aimez?
Merci à vous de me lire ^ ^

ELLE a posté le 10ème commentaire !

Petit coup de gueule: Marre de me faire dire que mon histoire n'est pas bonne pour des critères stupides. Tous les écrivains ne doivent pas avoir la même écriture ! Non..?

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 22:11

Modifié le lundi 07 septembre 2009 15:43